Il y a cent ans naissait François Mitterrand, à Jarnac dans la nuit du 25 au 26 octobre 1916, au cœur de la Charente, au milieu de la Grande Guerre. Enfant du premier XXème siècle, et acteur politique majeur du second, il consacra sa vie à la France.
François Mitterrand, immense existence ! Une vie qui en marqua tant d’autres et qui continue de nous inspirer aujourd’hui, 100 ans après qu’elle ait éclos. Cette histoire personnelle se confond avec celle de la France, avec celle de notre parti également. Ce serait manquer à tout que de ne pas rendre hommage à celui qui a tant fait pour redonner espoir à la gauche.
Redonner espoir et redonner le pouvoir. La droite lui en veut pour cela et se plait à le réduire au pouvoir froid, qu’il exerçait parfois, mais il était bien plus que cela. Chacun à gauche a son François Mitterrand mais tout le monde à gauche lui est redevable de nous avoir offert cette décennie magique, d’Épinay en 1971 à la Bastille reprise un soir de 1981. Aux responsabilités, il marqua de son emprunte notre pays, faisant avancer les libertés, la justice et les droits sociaux, ce que la droite d’aujourd’hui rêve d’ailleurs de défaire.
pour conquérir et exercer le pouvoir, pour changer la vie. Le monde a changé aujourd’hui, nous sommes dans le premier XXIème siècle, période des grands défis plutôt que celle des grands récits, marquant la fin des certitudes mais certainement pas la fin de l’Histoire, bien au contraire.
L’héritage de François Mitterrand peut être fort utile, sa volonté de résister aux puissants, sa manière d’incarner le pouvoir pour prendre le réel par le col, pour façonner la vie dans le sens de nos valeurs, tout cela peut et doit nous inspirer. Et puis, il y a l’appel constant au talisman de l’unité, son ultime testament. De cela, mes chers camarades, nous ne devons pas nous défaire un seul instant. Au moment où la droite s’extrémise et finit de tourner la page du gaullisme, au moment où les forces de gauche sortent du cycle d’Épinay pour entrer définitivement dans le tripartisme, plus que jamais, notre parti doit solliciter les forces de l’esprit d’unité.
Mitterrand aurait eu 100 ans cette année. Depuis sa disparition, pas une année il ne nous a quitté, alors je veux lui laisser la parole pour quelques lignes et citer cette fameuse conférence de presse tenue un jour de septembre 1991 : « Il ne faut pas avoir peur de ce que l’on est, il ne faut pas craindre son histoire, il faut avoir confiance dans son avenir. Cela représente une telle somme de sacrifices et d’idéal, pourquoi laisser cela au bord de la route ? ».
